Dans une Madrid assiégée par les manifestations contre le FMI et la Banque mondiale, sept candidats se rendent à un entretien d'embauche pour un poste de cadre, dans la tour de la multinationale Dekia. Très vite, ils se rendent compte que personne ne va les recevoir et qu'ils sont à la fois objets et sujets de la sélection.
Des écrans d'ordinateurs vont les guider dans le processus d'élimination mutuelle. Peut-être l'un d'eux est-il même un psychologue infiltré, peut-être sont-ils surveillés par des caméras et des micros cachés… C'est la méthode Grönholm.
Nous sommes des expulsés, mal-logés, énervés, chômeurs, précaires, enragés sociaux, et nous occupons depuis quelques temps un ancien centre d'hébergement social dans un immeuble appartenant à la poste et laissé vide depuis 2010. Face à la spéculation immobilière et à la discrimination, nous avons décidé d'agir.
Alors qu'une partie de la population était soit aux urnes, soit à la pêche à la ligne, soit devant sa télé pour regarder les résultats électoraux, d'autres avaient pris le chemin de la résistance sociale en occupant un immeuble vide au 260 rue des Pyrénées à Paris pour se loger et s'organiser.
S'il est légitime de travailler pour vivre (ou survivre), certains emplois sont liés à des formes plus ou moins répressives, et les attitudes des salariés face à ça différentes.
Seule la solidarité peut payer. Mais, dans le cadre actuel, la solidarité des uns se heurte à la solidarité des autres. Et à vouloir dépasser les corporatismes, on arrive rapidement à la nécessité de foutre en l'air tout le système.
Les prédictions catastrophistes des écologistes ont toujours été sujettes à controverses. Lesquelles se sont déjà réalisées ? Lesquelles risquent réellement de se réaliser ? Comment convaincre d'un danger qui semble uniquement potentiel ?
C'est un fait : le spectacle du candidat de la révolution citoyenne attire plus de monde que n'importe quelle lutte concrète. Alors comment convaincre — en restant sur des bases anarchistes — d'agir au lieu d'élire, pour que, suffisamment nombreux, nos luttes aboutissent ?