Voies et moyens

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Nous avons exposé dans ses grandes lignes quel est le but que nous voulons atteindre, l'idéal pour lequel nous luttons.

Mais il ne suffit pas de désirer une chose : si on veut l'obtenir pour de bon, il faut employer les moyens adaptés à sa réalisation. Et ces moyens ne sont pas arbitraires : ils dérivent nécessairement des fins que l'on se propose et des circonstances dans lesquelles on lutte. En se trompant sur le choix des moyens, on n'atteint pas le but envisagé, mais on s'en éloigne, vers des réalités souvent opposées, et qui sont la conséquence naturelle et nécessaire des méthodes que l'on emploie. Qui se met en chemin et se trompe de route ne va pas où il veut, mais où le mène le chemin qu'il a pris.

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Ce que nous voulons

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Nous croyons que la plus grande partie des maux qui affligent les hommes découle de la mauvaise organisation sociale ; et que les hommes, par leur volonté et leur savoir, peuvent les détruire.

La société actuelle est le résultat des luttes séculaires que les hommes se sont livrées entre eux. Ils ont méconnu les avantages qui pouvaient résulter pour tous de la coopération et de la solidarité. Ils ont vu en chacun de leurs prochains (sauf tout au plus les membres de leur famille) un concurrent et un ennemi. Et ils ont cherché à accaparer, chacun pour soi, la plus grande quantité de jouissances possible, sans s'occuper des intérêts d'autrui.

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Kropotkine : La grande révolution - 3. L'action

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Et le peuple ? Quelle était son idée ?

Le peuple, lui aussi, avait subi dans une certaine mesure l'influence de la philosophie du siècle. Par mille canaux indirects, les grands principes de liberté et d'affranchissement s'étaient infiltrés jusque dans les villages et les faubourgs des grandes villes. Le respect de la royauté et de l'aristocratie disparaissait. Des idées égalitaires pénétraient dans les milieux les plus obscurs. Des lueurs de révolte traversaient les esprits. L'espoir d'un changement prochain faisait battre parfois les cœurs des plus humbles. Je ne sais pas ce qui va arriver, mais quelque chose doit arriver, et bientôt, disait en 1787 une vieille femme à Arthur Young qui parcourait la France à la veille de la Révolution. Ce quelque chose devait apporter un soulagement aux misères du peuple.

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