Merci patron ! de François Ruffin a reçu de nombreux éloges. Présenté comme un film d’action et de lutte de classes, il prétend démontrer la possibilité de la nécessaire union des classes moyenne et populaire pour combattre la classe dirigeante. Mais ce que le film révèle, c’est un idéal politique où la classe moyenne « coache », encadre, dirige. Autant dire qu’il nous a beaucoup déplu.
Vive les vacances ! Fin juillet, les braves gens sur la plage, les orteils sont en éventail et les Roms sont expulsés. C’est la routine de l’été, ce temps béni pour les coups bas : l’école est close, les instits en congés, restent dans la ville désertée quelques citoyens qui passent devant les Roms expulsés. À Montreuil, en Seine-Saint-Denis, onze familles soudain mises à la rue : il n’y a pas de maire de gauche pour les Roms expulsés. Il y a les grues et les pelleteuses qui cassent les habitations, il y a quatorze fourgons de C.R.S., il y a la violence de l’État, il y a les intérêts privés. Trente minutes pour récupérer quelques affaires, un matelas qu’on roule et emporte avec soi mais nulle part où aller : il n’y a pas de relogement pour les Roms expulsés.
Les politiciens préparent leurs élections et font dans la surenchère, tandis que médias et racisme alimentent la peur d’une guerre civile, incitant à s’en remettre à l’État. Comment faire face à l’état d’urgence, encore prolongé et toujours plus sécuritaire ?